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Lun 18 déc. 2017 - 21:09

Patrimoine

Ancien Hospice Sainte-Marie

Vue aérienne de l'Hospice, provenant d'une ancienne carte postale recolorisée par mes soins
Vue générale, d'après une carte postale ancienne et recolorisée

Nom de l'Hospice gravé dans la pierre au-dessus de la porte d'entrée Construit par Ernest Noailly à la fin du XIXe siècle, il bénéficia de moyens de construction et d'aménagement de qualité, destiné à y rendre la vie plus confortable pour les personnes agées qui devaient y loger.

Après quelques décennies de service comme Hospice sous la conduite de Soeurs chrétiennes, cet ensemble perdit son usage puis devint une Maison Familiale dans l'entre-deux-guerres puis connut des usages divers comme colonie de vacances et enfin une tentative d'exploitation comme bar qui resta sans suite. C'est désormais une demeure privée.

La construction, comme toutes celles que firent réaliser Messieurs Noailly était d'excellente qualité. Toutes les huisseries et les parquets des chambres étaient en chêne. Les sols des salles d'accès commun étaient carrelées avec les carreaux à motifs colorés répétitifs caractèristiques de l'époque et que l'on voit aussi dans les allées de l'église.
A contrario de bâtiments de santé massifs regroupant sous un même toît tous leurs services et locaux, l'Hospice plan au sol de l'Hospicea été conçu sur un plan éclaté, en différents corps reliés par des galeries :
 >> Un bâtiment central où se trouvaient tous les services d'administration et de gestion ainsi qu'une chapelle, à l'étage.

 >> Quatre pavillons reliés au bâtiment central par des galeries couvertes et vitrées et qui étaient divisées en autant de petites chambres de 8 à 10 m2, où logeaient les pensionnaires et d'où ils pouvaient se rendre de plain-pied au bâtiment central où ils prenaient leurs repas et recevaient des soins.
Les sous-sol occupent une grande partie de la surface des bâtiments. 3 chaudières (une sous chaque bâtiment) massives en briques, à combustion de charbon, permettaient d'assurer le chauffage et la production d'eau chaude.
Vitrail de la chapelle de l'Hospice
Vitrail de la chapelle
Le chauffage était assuré par une circulation d'air chaud dans des gaines, d'abord dans le sous-sol en un plan rayonnant puis remontant dans les parois vers des bouches munies d'une grille de fonte et d'un système de réglage de débit par volets inclinables. Ce système, à l'époque fort novateur -choisi certainement pour ses vertus hygiènistes de renouvellement d'air- était sans doute coûteux à faire fonctionner en hiver. Ce choix technique audacieux ainsi que le plan des lieux, à forte dispersion energétique, a certainement dû être un frein essentiel pour poursuivre là une activité annuelle.